Fleurs et plantes Fairtrade

C'est ainsi que fonctionne Fairtrade

Les fleurs sont un cadeau très apprécié. Environ 90 % des fleurs coupées de Suisse sont importées car la production de fleurs nationale ne suffit pas à répondre à la demande. La culture de fleurs et de plantes est une activité qui demande un travail intensif. En effet, des milliers de personnes sont nécessaires pour pouvoir assurer la culture et la récolte, de même que la taille et l’emballage des fleurs.  

Les exploitations Fairtrade se trouvent au Kenya, en Éthiopie, en Tanzanie, en Ouganda, au Zimbabwe, en Équateur, au Salvador, au Sri Lanka et au Costa Rica. Pour les pays en voie de développement, l’industrie des fleurs et des plantes joue un rôle de plus en plus important car elle permet de rapporter des devises dont le pays a grand besoin et elle garantit un travail à des milliers de personnes.

Informations produit Suisse

  • Lancement: 2001
  • Provenance: Equateur, Ethiopie, Kenya, Tanzanie
  • Ventes: 71 millions de tiges (2016) - Développement des ventes
  • Offre: roses, œillets, alstrœmères ainsi que divers feuillages dans différentes variations telles que bouquets, compositions et roses à la pièce

Brochure

Fleurs Fairtrade

Tout ce qu’il faut savoir sur les fleurs Fairtrade en un coup d’œil.

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Les travailleuses des exploitations de fleurs Faitrade

Découvrez d’où viennent les fleurs Faitrade et faites la connaissance des travailleurs et travailleuses des exploitations de fleurs.

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Les standards Fairtrade

Le label Fairtrade impose des exigences non seulement à la culture mais également à la chaîne de création de valeur.

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Faire doublement plaisir

C’est en 2001 que les premières fleurs Fairtrade venues du monde entier ont été proposées en Suisse.

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Informations pour les fleuristes

Fleurs Fairtrade – Faire doublement plaisir. Proposez, vous aussi, des fleurs issues du commerce équitable.

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Défis

Des fleurs sont cultivées dans des pays tels que le Kenya, l’Éthiopie, la Tanzanie ou l’Équateur – cela souvent dans des conditions inhumaines. Des salaires bas, pas de vêtements de protection contre les pesticides, pas de contrats de travail à durée indéterminée et des assurances sociales ou de santé inexistantes ne sont malheureusement pas rares. C’est là que le label Fairtrade entre en jeu : il renforce les droits des personnes travaillant dans les exploitations de fleurs et protège leur santé.

De mauvaises conditions de travail

Dans les exploitations de fleurs au Kenya, en Équateur ou en Colombie, les conditions de travail ne répondent pas toujours aux standards requis. La forte utilisation de produits chimiques toxiques peut, en cas d’absence de vêtements de protection, avoir des conséquences à long terme sur la santé, comme l’asthme, les irritations cutanées et même les fausses couches. Mais la plupart des travailleuses ignorent ces risques avant même de commencer leur travail.

Des salaires bas

Les salaires dans la production de roses s’orientent souvent sur les salaires minimaux légaux. Mais ils sont aussi en partie inférieurs. Le temps de travail hebdomadaire moyen est de 52 heures, des contrats de travail étant souvent rarement établis. Les propriétaires d’exploitation échappent ainsi au versement des prestations sociales prévues par la loi. Il existe aussi des cas où il n’est pas possible de créer des syndicats en raison des menaces et de la répression exercée. Et quand ils existent, leur influence est souvent faible.

Utilisation de produits phytosanitaires en partie toxiques

En avril 2011, Öko-Test a publié le résultat d’une étude lors de laquelle 22 bouquets de roses achetés sur des marchés allemands ont été testés en laboratoire quant à la présence de substances toxiques. Le résultat obtenu montre que presque toutes les roses présentaient des restes de pesticides. Jusqu’à 20 substances différentes, dont des substances potentiellement cancérigènes, ont été découvertes. Cela ne représente certes pas un danger immédiat pour les acheteurs européens mais c’est un risque pour les producteurs et productrices s’ils ne sont pas suffisamment protégés.

Pourquoi Fairtrade fait a la différence

Dans les exploitations certifiées Fairtrade, les fleurs sont cultivées selon des standards sociales et écologiques clairement définis.

Santé et sécurité au travail

Les femmes représentent environ la moitié des personnes travaillant dans les exploitations de fleurs et de plantes. Elles cueillent les fleurs et travaillent dans les halles d’emballage. Beaucoup d’entre elles sont des mères célibataires et leur niveau de formation est faible la plupart du temps. Souvent, elles ne connaissent pas leurs droits en tant qu’employées, et les salaires bas ainsi que le manque de sécurité au travail aggravent la situation. Fairtrade a pour objectif d’améliorer les conditions de travail et de vie des personnes travaillant sur les exploitations de fleurs. En font partie des contrats de travail à durée indéterminée, la liberté de pouvoir se réunir et de créer des syndicats, la protection de la maternité et des réglementations claires sur la durée du travail, de même que des vêtements de protection et des formations pour apprendre à manipuler les produits chimiques en toute sécurité.

Des critères environnementaux stricts

Les exploitations sont soumises à des critères environnementaux stricts. Une irrigation à consommation d’eau réduite, des stations de traitement des eaux usées ainsi que la gestion du compost et des déchets font partie des standards Fairtrade.

Prime Fairtrade pour les projets communs

La prime Fairtrade s’élève à 10 % de la valeur des exportations et profite directement aux travailleurs et travailleuses. Ces derniers décident en toute autonomie de l’utilisation de la somme par le biais d’un comité élu chargé de définir l’utilisation de la prime. Cela renforce la responsabilité, et les projets profitent à l’ensemble de la communauté.

Petit à petit vers le salaire vital

Les exploitations de fleurs et de plantes certifiées Fairtrade doivent verser à leur main-d’œuvre au moins le salaire minimum légal. Dans de nombreux pays, ce salaire est toutefois insuffisant pour assurer le minimum vital. Le standard remanié consacré aux salariés, qui est entré en vigueur mi-2014, prévoit que les plantations procèdent petit à petit à des augmentations de salaire. Fairtrade International a fait faire des enquêtes portant sur le montant du salaire vital selon les régions. Le paiement du salaire vital effectif ne peut être effectué que progressivement étant donné qu’autrement, les exploitations de fleurs et de plantes ne seraient plus compétitives.