Max Havelaar et l’«Année internationale du riz» décrétée par l’ONU

16.02.2004

Le riz est la première céréale nourricière de la planète. Depuis la mi-mars 2002, on trouve en Suisse cette savoureuse céréale munie du label Max Havelaar. Les consommatrices et consommateurs peuvent choisir actuellement entre six sortes de riz certifiées commerce équitable. A l’occasion de l’ «Année internationale du riz» lancée par l’ONU, la Fondation Max Havelaar (Suisse) participe à une exposition itinérante.

Pour plus de la moitié de l’humanité, le riz est le principal aliment de base. La diversité culinaire grandissante et l’offre de mets provenant des quatre coins du monde, font que le riz se taille également une place de choix dans les pays occidentaux.
En mars 2002, la Fondation Max Havelaar (Suisse) lançait le riz équitable sur le marché helvétique. Plus de 400 tonnes de riz Max Havelaar ont été vendues en Suisse en 2003.
Aux côtés de la FAO (Food and Agriculture Organization des Nations Unies), l’ONU, le CIRAD (Centre français de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), Caritas et les ambassades de Thaïlande et du Japon, la Fondation Max Havelaar (Suisse) participe à une exposition itinérante qui fera halte dans divers centres commerciaux de Suisse. Dans le cadre de cette exposition, la Fondation Max Havelaar (Suisse) aborde la problématique de la riziculture conventionnelle et fait la démonstration des avantages du commerce équitable.

Conditions de vie difficiles pour les petits riziculteurs

L’Asie est le continent d’origine d’Oryza sativa, cette graminée très particulière dont il existe quelques 120’000 variétés. Plus de 90 pour cent du riz cultivé dans le monde l’est en Asie. La majeure partie du riz produit sert à couvrir les besoins des pays producteurs; la part vendue sur le marché international n’est que de quatre pour cent environ. Le riz est presque partout produit par des familles de petits cultivateurs vivant et travaillant dans des conditions difficiles. Les sols cultivés par les riziculteurs du nord-est de la Thaïlande –régions d’origine des partenaires de Max Havelaar- sont pauvres et les rendements faibles. Souvent, les cultivateurs s’endettent pour pouvoir s’acheter engrais et pesticides, ce qui entraîne les familles dans la spirale de la pauvreté. Grâce au commerce équitable, les familles de petits riziculteurs organisés en coopératives, en plus du minimum vital, peuvent entrevoir des perspectives.

Perspectives d’avenir grâce au commerce équitable

Environ 500 familles thaïlandaises, regroupées dans trois coopératives, bénéficient actuellement des avantages du commerce équitable du riz avec la Suisse. Grâce aux prix minimaux couvrant les coûts de production et garantissant un minimum vital, auquel s’ajoute la prime du commerce équitable, les conditions de vie et de travail des riziculteurs s’améliorent. Cette prime du commerce équitable représente 10 à 15 pour cent du prix à l’exportation. Versée directement dans un fonds spécial créé par chaque coopérative concernée, elle sert à financer des projets communautaires, par exemple dans le domaine de la formation ou dans celui de la santé. Les décisions relatives à l’utilisation de cet argent se prennent démocratiquement. Le respect des critères du commerce équitable est contrôlé chaque année.
En achetant du riz Max Havelaar, les consommatrices et consommateurs suisses ouvrent des perspectives d’avenir à plusieurs centaines de rizicultrices et riziculteurs de Thaïlande.

Pour de plus amples informations: www.maxhavelaar.ch ou tél. 061 271 75 00
Selina Ingold, Marketing/Communication, André Radlinsky, responsable Riz/Jus de fruits/Sucre/Thé

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