24.03.2003
Une année s’est écoulée depuis le lancement du riz certifié Max Havelaar. Les consommatrices et consommateurs suisses ont acheté 370 tonnes de cette denrée. Ce succès a permis de verser 18 000 francs suisses aux projets communs des organisations concernées de petits cultivateurs de Thaïlande. Cinq spécialités de riz sont offertes par claro, tandis que Coop, Migros et la Reismühle Brunnen vendent un riz à longs grains «parboiled».
En mars 2002, pour la première fois, les étagères des détaillants suisses ont proposé du riz au label Max Havelaar mis sur le marché à des conditions équitables. Chez les grands distributeurs Migros et Coop ainsi que chez Prodega Cash&Carry, il s’agit du riz à longs grains «parboiled» utilisé pour apprêter le riz créole. De leur coté, claro, les magasins du monde et quelques magasins bio écoulent cinq spécialités à choix: riz jasmin rouge, brun et blanc (Hom Mali ou riz parfumé), riz complet jaune (Lüeng On) et riz blanc à longs grains (Lüeng Praw Taw). Durant les douze premiers mois, les partenaires de Max Havelaar ont vendu environ 370 tonnes de cette succulente céréale.
Les consommatrices et consommateurs paient le riz Max Havelaar à un prix légèrement majoré. Ils contribuent ainsi concrètement à faire partager les avantages du commerce équitable à un millier de familles de petits paysans thaïlandais. Cette formule leur assure l’accès au marché et leur offre une certaine sécurité d’écoulement fondée sur des relations commerciales à long terme. Les riziculteurs bénéficient d’une double garantie: prix d’achat plus élevé que les cotations volatiles du marché mondial et prime Fair Trade de 10% au moins sur le prix à l’exportation. Ceci leur permet de mener à bien des projets communs qu’ils ont eux-mêmes choisis. Au cours de la première année, les cultivateurs ont reçu un volume de primes de 18 000 francs suisses.
Grâce à la prime Fair Trade, la coopérative Tha Rua en Thaïlande centrale a entamé un projet écologique. Son but est de motiver les riziculteurs affiliés à se convertir à la culture biologique en renonçant totalement à répandre des engrais et des pesticides chimiques. On bâtit actuellement une installation de compostage pour améliorer la fertilité des sols. Ce mode de fertilisation présente un second avantage: les paysans s’endettent moins, car le compost leur évite l’acquisition d’engrais onéreux. Un autre projet de Tha Rua prévoit de payer l’écolage pour les enfants des familles très indigentes. Ajoutons que le commerce équitable a des retombées réjouissantes pour l’organisation GreenNet, dans le Nord-Est de la Thaïlande. L’écoulement assuré, des prix minimums garantis et le préfinancement partiel contribuent directement à préserver la variété des espèces et la diversité biologique de cette région.
Pour tous compléments d’information:
www.maxhavelaar.ch ou tél. 021 864 41 49; Didier Deriaz, coordination Suisse Romande
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