«L’équité dans les achats quotidiens devrait aller de soi comme dans le sport.»
Tranquillo Barnetta, depuis peu vous vous engagez pour les bananes équitables. Qu’est-ce qui vous a amené à revêtir cette fonction?
La Fondation Max Havelaar (Suisse) m’a approché et me l’a proposée.
Pour quelles raisons soutenez-vous précisément le commerce équitable?
Etant footballeur professionnel, l’équité joue un grand rôle dans ma vie de tous les jours. Et je trouve important que l’équité ne soit pas vécue uniquement sur les terrains de football, mais aussi dans les achats quotidiens. La Fondation Max Havelaar se mobilise afin que les cultivateurs de bananes du Sud puissent vendre leurs fruits à des prix stables et en bénéficiant d’une prime qui leur permette de financer des projets communautaires.
Le souci de l’équité a donc été votre motivation…
Oui, mais il y a encore d’autres parallèles entre le football et les bananes issues du commerce équitable. Tout comme un footballeur professionnel, un cultivateur de bananes du Sud doit travailler dur pour réussir. Il ne peut jamais relâcher ses efforts, car la concurrence est forte et permanente. Et puis, la banane est un sain dispensateur d’énergie.
Vous-même, mangez-vous des bananes certifiées Max Havelaar?
Etant actuellement sous contrat en Allemagne au Bayer Leverkusen, je n’ai pas l’occasion d’en consommer au quotidien, malheureusement. Mais quand je suis en Suisse, je mange toujours des bananes Max Havelaar – ma mère n’achète que ces bananes-là depuis des années. Je préfère les bananes équitables, car le label Max Havelaar me donne l’assurance que les cultivateurs du Sud qui les produisent peuvent envoyer leurs enfants à l’école. De plus, elles sont très savoureuses.
Vous êtes également sous contrat publicitaire avec McDonalds – n’est-ce pas contradictoire?
Non, pas du tout. Les deux entreprises ne se font pas concurrence. Au contraire: tous les cafés vendus dans les restaurants McDonalds de Suisse sont certifiés Max Havelaar. A travers mon engagement, j’espère pouvoir contribuer à ce que les consommatrices et consommateurs prennent conscience du fait que derrière chaque banane Max Havelaar, il y a un cultivateur, un être humain.
Qu’est-ce que vous apporte votre engagement aux côtés de Max Havelaar?
Des bananes Max Havelaar gratuites jusqu’à la fin de mes jours! (rires). Plus sérieusement: mon engagement n’est pas motivé par des considérations financières. Je le fais parce que je trouve que le travail mené par la Fondation Max Havelaar est utile et nécessaire. Et parce que j’attache une grande importance à l’équité en tant que sportif.


